Monsieur
Sylverus Albanis
Joelus
Conseillers en Magie & Excuses
présente ses excuses les plus sincères à...
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Une lettre de sincérité
Chère Eni Bi O kan Mi,
Je t’écris parce que je veux arrêter de faire les choses à moitié. Je sais que je t’ai blessée, et je sais que j’ai vraiment foutu la merde. Je veux te demander pardon, clairement, sans détour.
D’abord, je veux nommer les choses comme elles sont : je t’ai menti, je t’ai blessée avec des paroles, je t’ai manqué de respect, et j’ai été infidèle — même si ce n’est pas récent, ça ne change rien au fait que c’est grave. Le “pas récent” n’efface rien. Ça n’annule ni la trahison, ni l’impact sur toi, ni la confiance que j’ai abîmée. Je ne veux pas minimiser, ni arranger la vérité pour que ça passe mieux. Je reconnais.
Je comprends que ça puisse te faire ressentir beaucoup de choses en même temps : colère, dégoût, tristesse, confusion, humiliation, perte de confiance… et même le sentiment que tout ce que tu avais construit dans ta tête s’écroule. Et franchement, je n’ai pas le droit de te demander d’être “forte” face à ça. Tu as le droit de mal le vivre.
Je veux aussi te dire quelque chose d’important : tu fais l’effort de me parler, et pourtant moi je boude. Et ça, c’est une autre façon de te manquer de respect. Je réalise que je gère mal ma colère, et que je te fais payer mon énervement avec du silence, de la froideur, ou de la distance. Ce n’est pas correct. Même si je suis énervé aussi, même si j’ai des émotions, tu ne mérites pas d’être punie par mon attitude.
La vérité, c’est que je suis partagé entre la honte, la peur, l’orgueil, et l’énervement… et au lieu d’être adulte, je me ferme. Mais je ne veux plus fonctionner comme ça. Je préfère être digne, assumer et parler, plutôt que de bouder et laisser le poison grandir entre nous.
Je ne te demande pas d’oublier, ni de passer l’éponge. Je ne te demande même pas de me “pardonner” tout de suite. Je te demande juste une chose : qu’on gère ça correctement. Que je te donne ce que tu mérites : de la vérité, du respect, et des actes.
Si tu acceptes, je veux qu’on se parle dans de bonnes conditions : je te laisse choisir le moment, je te promets de t’écouter sans me défendre, et je répondrai à tes questions avec honnêteté.
Je sais que ça ne répare pas tout d’un coup. Je sais que tu peux décider que c’est trop. Et je le respecterai. Mais je veux au moins être l’homme qui assume, qui ne manipule pas, qui ne se cache pas, et qui ne retourne pas la faute sur toi.
Je te demande pardon, Eni Bi O kan Mi.
Si tu es d’accord, dis-moi juste quand tu veux qu’on en parle, et je viens avec une seule intention : réparer, pas me défendre.
Quelques souvenirs sonores...